3.5.07

Pourquoi je ne voterai pas Sarkozy

D'abord parce que mon vote n'a aucun poids et ne représente rien. Voter est donc une perte de temps. Je partage totalement l'analyse de Mickaël Mithra : pourquoi je ne vote pas, que je vous invite à lire si vous êtes dubitatif, ou démocrate, ou républicain, ou les trois réunis.

Ensuite parce que, somme toute, un président de la république n'est pas important et a peu de pouvoir, autre que le pouvoir de nuisance habituel des politiciens. Peu de pouvoir direct sur moi, en tous cas (car je ne doute pas qu'il ait un pouvoir étendu sur la clique pléthorique de fonctionnaires qui sont sous ses ordres).

Incidemment, l'offre politique est vraiment très médiocre en France ces temps-ci. On sait bien que les politiciens ne sont pas les plus intelligents, les plus intègres, les plus capables (sinon ils seraient dans le privé et gagneraient honnêtement leur vie au lieu de faire ce métier de voyous), mais cette année on bat des records de médiocrité.

Pour finir, pourquoi suis-je décidée à ne pas aller voter, et surtout pas pour le candidat socialiste de droite ? Parce qu'aujourd'hui j'ai reçu son prospectus du second tour, et on peut y lire ceci, écrit en gros :
Le rêve français, c'est une France où la réussite est au service de la solidarité.
Pour moi, cette phrase exprime l'essence du collectivisme à la française (et Royal aurait aussi bien pu la mettre dans son papier à elle).

Pour un libertarien, la réussite n'est pas le fait du hasard ou de l'hérédité : elle découle du fait qu'on rend service au reste de la société (service qu'on fait évidemment payer, car la gratuité est un mythe, sauf pour les voleurs). Mettre "la réussite au service de la solidarité", c'est instaurer la prédation étatique comme moyen de gouvernement, par la "solidarité" forcée. Voter, c'est affirmer qu'on est d'accord avec ce genre de principes, et qu'on accepte d'être volé.

2 commentaires:

Caroline Delafoy a dit...

Je tiens à vous rassurer, si cela ne "payait" pas nos politiciens feraient un autre métier..
Je voterai blanc pour ma part, refusant de choisir entre les 2 candidats de l'étatisme version pro-européiste.

Dagny a dit...

"Pour un libertarien, la réussite n'est pas le fait du hasard ou de l'hérédité : elle découle du fait qu'on rend service au reste de la société"
Chère Laure, je suis surprise que vous utilisiez, dans la phrase ci-dessus, l'expression RENDRE SERVICE. Il y a dans ce verbe une connotation tellement altruiste que j'en ai des frissons!(j'exagère un peu...) Je lui préfère OFFRIR UN SERVICE, que les membres de la société peuvent accepter ou pas, moyennant paiement.
C'est pour la même raison que certaines expressions du prospectus de Sarkozy me choquent comme vous.
En vrac: "un pays fraternel,un pays généreux,...fidèles à notre idéal profond de fraternité,...ce rêve de solidarité,...une France où ceux qui sont forts mettent leur force, leur talent et leur énergie au service de ceux qui sont faibles,...le sens des autres, le sens du bien commun,...plus de solidarité."
Et bien sûr, si vous n'êtes pas d'accord avec tout ça, on vous y force, collectivisme oblige...